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Nommer ses rushes pour les retrouver dans six mois

Toute convention de nommage paraît excessive le jour où on la met en place, et insuffisante le jour où le client redemande un plan de l’an dernier.


Les noms de fichiers sortis de caméra ne veulent rien dire, et ils se répètent d’une carte à l’autre. Le jour où deux fichiers portent le même nom dans deux dossiers différents, la perte de données devient une question de temps.

La date en premier, toujours au format international

Un dossier nommé 2026-05-22 se classe tout seul, dans n’importe quel système, sans réglage. Un dossier nommé 22-05-2026 se classe par jour du mois, ce qui ne veut rien dire. C’est la seule règle de cette liste qui n’admet aucune exception.

Trois niveaux suffisent

Client, projet, date. En dessous, les dossiers habituels : rushes, son, exports, documents. Un quatrième niveau paraît toujours utile au moment où on le crée, et personne ne s’en souvient six mois plus tard.

La règle pratique : si vous devez réfléchir pour savoir où ranger un fichier, l’arborescence est trop profonde.

Nommer les rushes par ce qui les distingue

Une date, une caméra, une séquence. Pas une appréciation : le fichier appelé « bon » sera remplacé par un meilleur, et le nom mentira. Réservez le jugement aux marqueurs de votre logiciel de montage, qui se corrigent, plutôt qu’au nom de fichier, qui se propage partout.

Trois copies, deux supports, une ailleurs

La règle est ancienne et reste juste. Deux disques posés côte à côte sur le même bureau ne font qu’une seule copie du point de vue d’un dégât des eaux ou d’un vol. La copie distante n’est pas un luxe, c’est ce qui fait la différence entre un incident et une fin d’activité.

Faites la deuxième copie avant de formater quoi que ce soit, et vérifiez qu’elle s’ouvre. Une sauvegarde jamais relue n’est pas une sauvegarde.

Écrire la convention là où l’équipe la lira

Une règle qui vit dans la tête d’une seule personne n’est pas une règle. Une page dans l’espace du projet, à côté du brief, suffit. Et elle doit être relue le jour où quelqu’un la contourne, pas six mois après.